CBD : Différentes formes pour différents usages

Le chanvre industriel et le cannabis ne sont pas uniquement faits pour être fumés… Il existe bien des formes et des manières de les utiliser et d’en ressentir les effets.
Les lignes qui suivent ne constituent pas un mode d’emploi et il convient d’utiliser ces produits avec précaution.

Par Voie Sublinguale 

– La teinture de chanvre ou de cannabis est un extrait de plantes (la Cannabis Sativa Linnaeu) à base d’alcool, qui se consomme par voie sublinguale (en déposant une ou plusieurs gouttes sous la langue). Sa consommation se fait au moyen d’un compte-goutte qui permet de doser précisément la quantité nécessaire. L’effet est assez rapide (environ 20 minutes) car les gouttes ingérées sont absorbées directement par les voies sanguines. Quelques gouttes suffisent pour en ressentir l’effet car c’est un produit très concentré et donc à utiliser avec précaution. Il est recommandé de garder l’huile quelques minutes sous la langue avant de l’avaler pour bénéficier d’une disponibilité maximale.
La teinture de Cannabis Indica était répandue comme remède de la pharmacologie traditionnelle aux Etats-Unis avant la prohibition. C’est un médecin Irlandais, Sir William Brooke O’Shaughnessy, qui inventa cette potion qui le rendra célèbre : « L’extrait résineux est préparé en faisant bouillir les riches sommités collantes de la gunjah sèche, dans un spiritueux, jusqu’à ce que toute la résine soit dissoute. La teinture ainsi obtenue est évaporée à la sécheresse par distillation, ou dans un récipient placé sur une casserole d’eau bouillante », M.D (Provincial Medical Journal- Londres 4/2/1843)

Par voie orale et intestinale 

– Les thés ou les infusions de CBD sont des produits qui sont élaborés à base de feuilles, de tiges et de fleurs de chanvre médicinal contenant uniquement du CBD. Il suffit de laisser infuser 3 à 4 minutes la préparation dans de l’eau chauffée à 60 degrés et d’y ajouter du lait entier ou un autre corps gras afin de faciliter l’extraction et l’assimilation des cannabinoïdes tels que le CBD car ceux-ci sont uniquement solubles dans les graisses. On trouve même aujourd’hui du café ou de la bière au CBD et bientôt du vin ! 
– Les edibles ou comestibles : Ce sont tout simplement, des gâteaux, bonbons, biscuits infusés et fabriqués à base de CBD. Très courants aux Etats-Unis, les produits comestibles n’ont pas les mêmes effets en fonction des personnes. Ils agissent généralement au bout d’un certain temps (une à deux heures, voire davantage) car ils doivent être digérés par l’organisme. Le chocolat ou le miel, par exemple, qui eux, fondent dans la bouche, se rapprochent ainsi davantage des effets de la voie sublinguale, tout en ayant aussi le côté gastro intestinal du produit. On peut aussi le consommer sous forme de gélules ou comprimés.
L’ingestion permet un effet de libération progressive puisque le CBD passe par le tube gastro intestinal et se métabolisé dans le foie. Cela peut être bénéfique pour l’aide au sommeil puisque le soulagement se fait tout au long de la nuit.

Par voie locale ou cutanée 

– L’huile de CBD est extraite du chanvre industriel car plus riche en CBD que le cannabis qui, lui, est davantage dosé en THC. Cet extrait provient des feuilles, fleurs tiges et est dissout dans l’huile de coco, d’olive, ou encore l’huile de graines de chanvre…et peut être utilisé de plusieurs façons : crèmes pour le visage, baumes de massage, shampoings… On s’en sert afin de soulager les courbatures et les douleurs musculaires et faciliter la récupération. Les sportifs en sont friands aux Etats-Unis car cette substance n’est pas considérée comme illicite au regard des tests cliniques de dopage.

Par vaporisation 

Le crumble : C’est une pâte qui peut être utilisée soit au moyen d’un dabbler (ou DAB = une sorte de bang) sans les effets nocifs de la combustion, mais cela requiert un matériel assez élaboré et peu transportable, soit avec un vaporisateur portatif spécialement destiné à la consommation de ce produit. Les effets sont rapides car c’est le même principe que fumer du CBD, mais avec de la vapeur cette fois-ci. On peut aussi l’utiliser pour fabriquer du liquide pour e-cigarette, en teinture ou en cuisine…
– Le rosin, la wax : Même utilisation que le crumble, destinés à être « fondu » dans un DAB ou un vaporisateur portatif et absorbé par les voies respiratoires. Cette méthode permet d’avoir un goût  intense et prononcé mais ces produits sont généralement très concentrés et sont recommandés aux Etats-Unis pour les malades qui souffrent beaucoup et afin d’atténuer les douleurs des traitements lourds ou même parfois de les y substituer.
– Les extraits au CBD sous forme d’huile : Elle peut être vapotée, par le biais d’une cigarette électronique ou d’un vaporisateur. A ne pas confondre avec le liquide pour e-cigarette qui est aromatisé au goût chanvre. « L’huile » doit être chauffée à une certaine température pour libérer les cannabinoïdes, entre 160 et 180 degrés. Fumer le CBD n’est pas une solution appropriée car la température de chauffe qui avoisine les 400 degrés, favorise l’absorption des goudrons et de substances nocives, à la différence de la vaporisation qui préserve les cannabinoides et permet de bénéficier de tout l’effet bénéfique de la plante.
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